En dialogue avec la pierre

Des œuvres sculptée par la nature

Dans les replis reculés des Ardennes belges, là où la brume s’attarde sur les crêtes couvertes de mousse et où les forêts murmurent des histoires anciennes, Vincent Theret marche seul. Ici, parmi les collines striées et les falaises érodées, il cherche parfois pendant des mois, parfois pendant des années la pierre parfaite. Il ne s’agit pas simplement de matière première, mais d’un rituel d’écoute. D’attente. De savoir reconnaître le moment où la terre est prête à offrir quelque chose de rare.

La pierre qu’il recherche, c’est
 le schiste, sombre, sédimentaire, chargé de mémoire géologique.

Formé sous pression, conservé dans le silence, ce schiste des Ardennes porte en lui le drame discret du temps profond. Il se fracture de manière imprévisible, dévoile des veines délicates, des textures enfouies depuis des millénaires, et résiste à toute main trop brutale. Vincent ne contraint pas. Il suit.

Ses tables, façonnées parfois sur trois ans, sont le fruit lent de cette relation intime avec la terre. Chaque pièce commence non pas dans un atelier, mais dans les ravins boisés et les carrières oubliées des Ardennes. Une fois la pierre trouvée celle qui lui parle le processus peut commencer. Non pas pour la transformer, mais pour révéler ce qui était déjà là.

Formé sous pression, conservé dans le silence, ce schiste des Ardennes porte en lui le drame discret du temps profond. Il se fracture de manière imprévisible, dévoile des veines délicates, des textures enfouies depuis des millénaires, et résiste à toute main trop brutale. Vincent ne contraint pas. Il suit.

Vincent Theret reste ancré dans le présent, à l’écoute du battement profond des Ardennes, une pierre à la fois.